Sous les meubles hauts, deux familles de réglettes se partagent le marché : celles qui se branchent sur le secteur et celles qui tournent sur batterie. Les deux éclairent un plan de travail, mais elles ne répondent pas au même besoin. Le bon choix dépend surtout de votre installation électrique et de la façon dont vous vivez dans la cuisine.
La question de la prise, avant tout
Une réglette 220 V a besoin d’une alimentation au-dessus du plan de travail : une prise, une boîte de dérivation ou un câble qui sort du mur. Dans une cuisine récente, l’électricien l’a souvent prévue ; dans une cuisine plus ancienne, il n’y a rien, et relier la réglette à la prise la plus proche laisse un fil visible le long de la crédence. C’est la première chose à regarder, avant même de comparer les modèles.
La réglette sans fil supprime ce problème. Elle se fixe en quelques secondes, souvent par aimant sur une plaque adhésive, et se décroche pour la recharge par câble USB. C’est aussi la solution des locataires, qui ne veulent ni percer ni toucher à l’installation.
Puissance et autonomie
Sur la puissance, le secteur l’emporte. Une réglette 220 V de 60 centimètres délivre de 700 à plus de 1500 lumens selon sa puissance, sans baisse d’intensité, aussi longtemps qu’on la laisse allumée. Les modèles sur batterie restent plus modestes, et beaucoup réduisent volontairement leur intensité pour tenir plus longtemps. Pour préparer le dîner tous les soirs pendant une heure, le filaire reste plus confortable.
La réglette sans fil se défend autrement. En mode détection, elle ne s’allume que quand quelqu’un passe devant et s’éteint seule, ce qui étire beaucoup le temps entre deux charges. Sur nos modèles, comptez environ trois heures de charge pour plus de cinq heures d’éclairage continu. C’est très bien pour un coin café, un placard ou un plan de travail d’appoint, un peu juste pour une cuisine où l’on prépare deux repas par jour.
Le vrai prix sur plusieurs années
À l’achat, les deux familles se tiennent : une bonne réglette sans fil de 40 centimètres coûte à peu près le prix d’une réglette 220 V de même longueur. La différence se fait ensuite. Une réglette secteur n’a pas de pièce d’usure en dehors de son driver électronique. Une réglette sans fil embarque une batterie lithium qui perd de sa capacité au fil des recharges, comme celle d’un téléphone, et c’est elle qui fixe sa durée de vie.
Il y a aussi le temps passé. Recharger une réglette tous les quinze jours n’a rien de pénible ; en recharger quatre, réparties sous tous les meubles, devient vite une corvée. Au-delà de deux ou trois points lumineux, la solution secteur gagne presque toujours.
Le sans-fil règle la question de l’installation, le secteur celle de l’usage quotidien.
Notre avis selon votre cuisine
Pour une petite cuisine, une location ou un besoin ponctuel, la réglette sans fil est la plus simple : notre réglette LED sans prise se pose en deux minutes et se déplace si l’emplacement ne convient pas. Pour une cuisine où l’on cuisine tous les jours, avec une alimentation au-dessus du plan de travail, nous conseillons une réglette 220 V avec interrupteur, plus puissante et sans entretien.
Rien n’empêche de combiner les deux. Une configuration courante consiste à équiper le plan de travail principal en 220 V et à ajouter une réglette sans fil là où aucun câble n’arrive : l’angle d’une cuisine en L, l’intérieur d’un placard profond, le dessous d’une étagère ouverte. Pour ces emplacements allumés quelques minutes par jour, la batterie tient longtemps, et le détecteur de mouvement évite de chercher un bouton les mains pleines.

